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artist : WIZZZ French Psychorama VOL5

Release date : January 6, 2026
genres : french pop
format : CD/LP/ DIGITAL
reference : BB187

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WIZZZZ French Psychorama – 1967/1979 – vol5

Annie Girardot & Jean Yanne dans Erotissimo

 

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Le voyage dans les archives pop francophones se poursuit avec ce cinquième volume gorgé de fuzz, de gimmicks et de contestation. Loin des hit-parades, les titres sélectionnés témoignent d’une grande liberté créatrice, souvent épaulée d’un humour corrosif. Bienvenue dans l’univers surprenant, kaléidoscopique et coloré des late-sixties et early-seventies, Wizzz !

Originaire de Montauban, Robert Pico vient à la chanson par hasard quand il rencontre René Vaneste, directeur artistique chez Pathé-Marconi. Ce dernier le fait monter à Paris pour un premier 45 tours EP en 1964. Un an plus tard, Pierre Perret le fait entrer chez Vogue où il enregistre son deuxième disque avec l’orchestre de Claude Nougaro, puis Sylvie Vartan l’introduit chez RCA où il enregistre quatre 45 tours dont l’étonnant jerk Chien Fidèle soutenu par une guitare fuzz ébouriffante. Parallèlement à sa carrière solo, il compose pour d’autres artistes : Alain Delon (un titre enregistré mais resté inédit), Magali Noël, Bourvil ou Georges Guétary. Dans le Paris des sixties, il fréquente Mireille Darc, Elsa Martinelli, Marie Laforet, France Gall, Françoise Hardy, Petula Clark, Régine, Dani, Serge Gainsbourg, Joe Dassin, Franck Fernandel, Charles Level ou Roland Vincent. Malgré ses efforts et un grand prix Sacem obtenu pour son ultime disque, Robert Pico ne rencontre pas le succès espéré dans le show-business et décide de quitter Paris pour retrouver le Sud-Ouest où il se consacre à l’écriture. Auteur de 23 livres (dont Delon et Compagnie, Éditions Jean-Marc Savary 2025, consacré à ses souvenirs de jeunesse et à ses nombreuses rencontres), il est aujourd’hui soulagé de n’être jamais devenu vedette et poursuit son œuvre avec passion.

En 1969 sort le film franco-italien Erotissimo du réalisateur Gérard Pirès (auquel on doit Taxi sorti en 1998, écrit et produit par Luc Besson). Cette comédie pop réunit Annie Girardot, Jean Yanne, Francis Blanche, Serge Gainsbourg, Nicole Croisille, Jacques Martin ou encore Patrick Topaloff ; la musique est écrite par Michel Polnareff et William Sheller avec le concours de Jean-Lou Dabadie pour les paroles. « La Femme Faux-cils » interprétée par Annie Girardot évoque les émois d’une riche épouse de PDG qui souhaite développer son sex-appeal sous l’influence de la publicité et des magazines. Groovy, pétillant et léger, ce titre aux arrangements luxuriants critique avec humour la société consumériste et les standards de la beauté conjuguée au féminin.

Bastien Larriaga aka Spauv Georges

« Je suis l’état » (1967) est le titre-phare du premier 45 tours EP du chanteur-compositeur-interprète Spauv Georges alias Georges Larriaga, plus connu sous le nom de Jim Larriaga (1941-2022). Né de parents boulangers, le jeune homme se destine à la coiffure quand il découvre les musiques anglo-saxonnes à travers Elvis Presley et les Beatles. Suite à ce choc, il décide de devenir auteur-compositeur et se donne cinq ans pour réussir. Il enregistre ses deux premiers disques à compte d’auteur pour le label RCA sous le pseudonyme de Spauv Georges, soit le sobriquet donné dans sa jeunesse par la mère de son ami Jean-Pierre Prévotat (futur batteur des Players, du groupe Triangle ou de Johnny Hallyday). Incarnant un jeune homme dépressif et décalé, Spauv Georges crée des chansons corrosives et amusantes qui ne rencontrent pas le grand public, malgré un passage télé chez Jean-Christophe Averty.

Conseillé par son fidèle ami auteur-compositeur Jean-Max Rivière, Georges Larriaga rencontre au début des années 70 le futur chanteur Carlos, alors secrétaire de Sylvie Vartan. Il écrit pour lui « La vie est belle », « Y’a des indiens partout » ou encore « La cantine », énorme succès populaire en 1972. Il compose également pour Claude François (« Anne-Marie », 1971), Charlotte Julian (« Fleur de province », 1972), participe au lancement de l’enfant-chanteur Roméo (4 millions de disques vendus), et signe plus tard le hit « Pas besoin d’éducation sexuelle » (1975) pour la jeune Julie Bataille. En 1971, Jim enregistre un album pour Disc’Az: « L’univers étrange et fou de Jim Larriaga », qui contient des perles pop comme « La maison de mon père ».

L’histoire de la chanson Zoé commence quand  Pierre Dorsay, directeur artistique chez Vogue, propose au chanteur et musicien suisse Pierre Alain d’écrire pour une nouvelle chanteuse. L’inspiration lui vient quand il s’aperçoit que Zoé (le nom de l’artiste) est aussi le nom de la première pile atomique française crée en 1948, constituée d’oxyde d’uranium plongé dans l’eau lourde ! Le texte évoque un bouillonnement d’énergie à manipuler avec précaution, tandis que l’instrumentation fait écho à cette thématique atomique avec notamment l’utilisation d’un thérémine.

La carrière de Zoé n’a duré que le temps d’un 45 tours mais il semble que la vocaliste cachée derrière ce pseudonyme soit Christine Fontane, responsable de plusieurs EP’s, d’un bon album dans le style « popcorn » en 1964 et d’une poignée de 45 tours pour enfants dans les années 1970. Quoi qu’il en soit, c’est encore une autre fille qui est photographiée sur la pochette.

Par la suite, Pierre Alain a poursuivi sa carrière, écrivant des chansons pour lui-même ou Marie Laforêt, Danièle Licari, Alice Dona, Arlette Zola (3ème à l’Eurovison en 1982) et obtenant une brassée de disques d’or et de platine au Canada. Inventeur avec plusieurs brevets à son actif, président de l’Académie romande, du Cercle des Rousseauistes, académicien rhodanien des Lettres,  membre de l’Alliance française qu’il présida à Genève, il compose maintenant des musiques atonales, des  livres et des poèmes. Il dirige par ailleurs “Les Mardis de Pierre Alain” au “P’tit Music’Hohl” de Genève où il chante et invite d’autres talents.

Gorgé de chœurs orientaux et de guitare fuzz, « Fou » est issu de l’unique 45 tours EP Vogue de Jacques Da Sylva sorti en 1967. Malgré la qualité de cet enregistrement, la trace du chanteur disparait après ce premier effort.

Valentin est un chanteur de pop baroque né en Belgique, auteur et compositeur de la majorité des titres de ses trois 45 tours parus à la fin des années 60 au Canada. Une légende voulait qu’il se soit réincarné en Jacky Valentin au cours des seventies pour une carrière rock’n’roll revival en Belgique mais son frère ainé nous a hélas démenti l’information. Les deux premiers singles de Valentin sont arrangés par Claude Rogen, pianiste de studio parisien venu au Canada pour assurer la promotion de la chanson « Mister A Gogo », soit la reprise du « Laughing Gnome » de David Bowie adaptée par la chanteuse Delphine son épouse d’alors. Loin de son réseau habituel, Claude Rogen assure des arrangements pour Polydor, dont ceux de « Je suis un vagabond » en 1969, jerk à cordes à l’optimisme rageur.

Jacques Malia écrit, compose et enregistre son unique 45 tours EP pour Festival en 1966. « Histoire de gitan » est un incroyable titre beat avec scat bohémien qui relate les aventures d’un musicien gitan monté à Paris pour réussir dans le Music-Hall, sans succès. Le héros de la chanson et son auteur ont sans doute connu un destin similaire, Jacques Malia étant retombé dans l’anonymat après cette étonnante tentative.

Bernard Jamet a enregistré deux 45 tours EP Barclay à la fin des sixties et co-signé une poignée de titres avec Christine Pilzer, Pascal Danel ou les prolifiques auteurs-compositeurs Michel Delancray et Mya Simile. Le titre « Raison Légale » (1968), son chef d’œuvre, plonge l’auditeur en plein tribunal à l’heure du jugement d’un assassin, sur un rythme jerk avec arrangements free. Une bizarrerie paranoïaque, juridique et psychédélique unique en son genre.

Jean-Pierre Lebrot-Millers commence sa carrière dans le show-business en 1967 en tant que chanteur et compositeur pour la marque Philips. Après trois 45 tours, il compose quelques titres d’un nouveau genre avec son ami Pierre Halioche dans le contexte de libération sexuelle et de démocratisation des drogues. Portées par des paroles sulfureuses, « Les filles du hasard » et « Barbara au Chapeau Rose » paraissent sur un 45 tours Philips en 1968. Le personnage de Barbara est inspiré d’une reine des nuits parisiennes des années psychédéliques : la model Charlotte Martin qui fut la compagne d’Eric Clapton de 1965 à 1968, puis de Jimmy Page de 1970 à 1983. Les arrangements de Jean-Claude Petit avec tablas en intro, cuivres soul et guitare hendrixienne soulignent la flamboyance d’un personnage hédoniste et sexy, dont le chien s’appelle Junkie car « Junkie est un nom exquis » ! Le titre est enregistré en direct avec l’orchestre au complet, en 3 prises.

Aussitôt après sa sortie, le disque est censuré par Europe 1 et RTL pour ses allusions aux paradis artificiels. Jean-Pierre Lebrot est alors interdit d’antenne, puis remercié par sa maison de disques. Il change son nom d’artiste en Jean-Pierre Millers tandis que son comparse Pierre Halioche se transforme en D. Dolby pour une nouvelle composition onirique, « Chilla », que Jean-Pierre produit lui-même et qui bénéficie d’arrangements signés Jean Musy. Encore une fois, la chanson est immédiatement censurée partout. Après ce nouvel écueil, il décide d’arrêter de chanter et enchaîne les petits boulots pour subvenir aux besoins de sa femme suédoise et de leur fils jusqu’au jour où il rencontre Jean-Pierre Martin alors directeur de production chez Decca, qui a travaillé avec Manu Dibango. Il propose à Jean-Pierre Lebrot-Millers alors employé chez Rank Xerox, de devenir directeur artistique chez Decca. Il accepte et devient un an plus tard directeur de promotion (radios, presse, télévision), s’occupe du premier disque de Julio Iglesias pour Decca qui devient un tube énorme et lui permet de rencontrer Claude Carrere. Ce dernier lui demande d’écrire de nouvelles chansons et d’en trouver les interprètes comme un « talent-scout », c’est ainsi que Jean-Pierre découvre Julie Pietri ou Corinne Hermès. Il compose « Ma Pompadour » pour Ringo, le mari de Sheila et reprend le micro pour le hit syncopé « Rendez-Vous » en 1982.

La même année, Jean-Pierre Lebrot-Millers tente de sortir un titre pour lequel il s’est lourdement endetté : « Si la vie est un cadeau ». Il l’a enregistré à Londres et le présente à d’innombrables professionnels qui refusent tous de s’engager. Même topo du côté d’Antenne 2 et de la Sacem quand il propose la chanson pour représenter le France à l’Eurovision. Puis il rencontre Haïm Saban, qui produit des musiques de dessins animés et vient de lancer le générique de Goldorak. Saban écoute la chanson et déclare que c’est un tube en puissance. Il envoie Jean-Pierre et Corinne Hermès rencontrer le PDG de la radio et de la télévision du Luxembourg. Ce dernier les reçoit, demande à écouter un couplet et un refrain a capella dans son bureau, et les engage aussitôt pour représenter le Luxembourg à l’Eurovision 1983. Ils refont les arrangements, un nouvel enregistrement et Haïm Saban devient coproducteur. La chanson gagne l’Eurovision 1983, belle revanche pour notre héros. Il enchaîne les productions et traine avec le groupe Nacash en Belgique quand un couple vient lui présenter leur fille pour une audition improvisée dans une chambre d’hôtel. La fillette chante « Les démons de minuit » en dansant au son d’un radio-cassette. Emballé, il lui fait prendre des cours de chant pendant un an, lui compose une chanson (il a une mélodie et un titre mais pas de paroles) et cherche un parolier, ce sera Guy Carlier. Ils enregistrent la chanson qui est alors un slow au studio CBE de Bernard Estardy et donnent un nouveau prénom à la chanteuse : Melody. La chanson est proposée au métier sans succès, puis Estardy appelle Jean-Pierre pour lui dire qu’il faut changer le rythme et faire un pop-rock. Le résultat plait énormément à Orlando, frère de Dalida, qui décide de coproduire le titre, « Y’a pas que les grands qui rêvent » qui devient un classique. Depuis la chanson a été reprise par Juliette Armanet (en slow, comme à l’origine) ou Valentina.

Issu d’une famille d’aristocrates bretons, Hervé Mettais-Cartier est animateur au Queen Kiss, une discothèque de Poitiers, quand il crée le groupe Les Concentrés avec Michel (comédien) et Christian (technicien radio). Ensemble, ils bâtissent un répertoire de chansons délirantes (« Ma bique est morte », « J’suis un salaud », « Fils de dégénéré »… ) qu’ils défendent sur scène tout de blanc vêtus (en hommage au « lait concentré »). Ils se produisent au Bliboquet et à l’Olympia en 1968 pour la 10° édition des « Relais de la chanson Française » organisés par L’Humanité-Dimanche et Nous les Garçons et les Filles sous le patronage de Pepsi Cola. Lauréats dans la catégorie auteurs-compositeurs aux côtés de la chanteuse Dorte (Danemark), ils bénéficient d’une visibilité qui leur permet d’enregistrer un 45 tours et de passer à la télévision dans l’émission de Jean-Christophe Averty. La face A du disque présente « Bruno le ravageur », casatchok dédié à Bruno Caquatrix le directeur de l’Olympia, surnommé dans la chanson « Coq Atroce » ou « croque-actrices », tandis que la face B est consacrée à « Fils de dégénéré », hommage farfelu aux origines aristocratiques d’Hervé qui mêle l’absurde à de savantes harmonies vocales.

Après les Concentrés, Hervé Mettais-Cartier crée le duo La Paire et sa Bêtise avec son ami Olivier Robert. Ils se produisent dans les cabarets parisiens et partent en tournée avec Pierre Vassiliu. À la fin des années 70, Hervé Mettais-Cartier se lance dans une carrière solo. Il enregistre deux albums pour le label Motors en 1978 et 1979 qui ne rencontrent pas le succès espéré faute de promotion. En 1980 il rencontre Bernadette avec laquelle il fonde une famille et crée un spectacle de « chansons à voir » qu’il défend jusqu’à son décès fin 2024.

Les Missiles

Publicité est issu du dernier 45 tours EP des Missiles (Ducretet Thomson, 1966), un disque qui contient aussi « La (nouvelle) guerre de cent ans », incluse sur le volume 4 de notre série Wizzz ! Merci de vous reporter au livret pour (re)découvrir l’histoire du groupe.

« Il mesure 1 m 82, il a 28 ans, il pèse 135 kg, il est noir et belge » : voici la description du chanteur Hegesippe que l’on peut lire au dos de son unique single (Decca, 1967). Il apparait sur les photos de pochette vêtu d’une toge grecque tel un gag hippie en cette fin d’année 1967. Dans « Le crédo d’Hegesippe », cet ex-gorille d’Antoine et des Charlots joue la savoureuse carte de la brute épaisse convertie au Flower-Power et à la non-violence, sur des arrangements signés Jean-Daniel Mercier aka Paul Mille.

« Ethéro-disco » est paru sur un disque publicitaire destiné aux clients de la société Maréchal (Liège, Belgique) pour la nouvelle année 1979. Sur un rythme funky se succèdent les imitations de célébrités (Brigitte Bardot, Jacques Dutronc, Fernandel… ) délivrant un texte énigmatique traitant de produits pharmaceutiques comme l’éther, le bismuth ou l’aspartate. Le titre est composé par Dan Sarravah (responsable du « Hold-up inusité » de Joanna inclus sur Wizzz ! Volume 3) et Tony Talado, à la fois chanteur (un 45 tours en 1967), auteur-compositeur (une quinzaine de références entre 1964 et 1985 dans des styles très divers allant de la surf music au disco en passant par les variétés), auteur (Devenez Végétarien, éditions Dricot 1985), dessinateur publicitaire et psychologue.

Décollez-les occupe la face A de l’unique 45 tours de Mamlouk, un pseudonyme pour Marsel Hurten auquel on doit quelques EP’s à la fin des sixties mais aussi les musiques de « Capri, c’est fini » pour Hervé Vilard, « la Haine » pour Claude Channes, « On m’a toujours dit » pour Annie Philippe ou « Panne de Cœur » pour Nancy Holloway.

Cette étrange chanson aux cuivres afro-beat ponctuée des dialogues délirants entre un chef de cuisine et ses commis, est le résultat d’une collaboration entre Marsel Hurten et l’un de ses voisins photographe de Pavillon-sous-Bois (93) où le musicien s’est installé à son retour de la guerre l’Algérie. Un vidéo-clip est tourné pour assurer la promotion du 45 tours.

Marsel Hurtens est né à Tourcoing (59) dans une famille de musiciens. Très jeune, il entre dans l’harmonie fondée par son grand-père en jouant du piston puis étudie la trompette au conservatoire et la guitare en autodidacte. Musicien d’orchestre, il tourne en France, en Belgique, en Allemagne et en Angleterre, réalise une série de 45 tours solo entre 1965 et 1968 pour les labels DMF et Az, puis cesse d’enregistrer pour se consacrer à d’autres artistes (Gilles Olivier, Noëlle Cordier… ).

Jacques Albin

« L’amour nu » (Vogue, 1971) est l’œuvre du groupe belge éphémère Mozaïque. Le titre écrit par le chanteur Jacques Albin ressemble beaucoup à une autre de ses compositions, « Carré Blanc » enregistrée par lui-même en 1969 pour Disc’AZ.

Porté par le micro-label Lumi Son basé à Marignane (Côte d’Azur), Jean-Marc Garrigues sort à la fin des sixties deux 45 tours défendant les couleurs du jerk à la française. La chanson « Je dis Non » est une courte et jouissive ode à la jeunesse, à la pop-music et à la contestation.

Auteur-compositeur-interprète, Jacques Penuel a réalisé trois 45 tours dont le premier, « Astronef 328 » (Fontana, 1969), propose une suite d’accords vertigineuse ponctuée d’effets sonores, un texte de science-fiction et des arrangements signés Jean-Claude Vannier.

Nous tenons à remercier chaleureusement pour leur implication Pierre Alain, Moon Blaha, Marsel Hurten, Bastien Larriaga, Jean-Pierre Lebrot-Millers, Bernadette Mettais Cartier, Robert Pico, Olivier Robert, Claude Rogen, Micky Segura,  Giulia Salvatori et Laurence Braunberger des Films de la Pléiade.

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The journey through French-speaking pop archives continues with this fifth volume, packed with fuzz, gimmicks, and dissent. Far from the charts, the selected tracks display a great creative freedom, often backed by corrosive humor. Welcome to the surprising, kaleidoscopic, and colorful world of the late sixties and early seventies, Wizzz!

Born in Montauban, Robert Pico stumbled into music by chance when he met René Vaneste, then artistic director at Pathé-Marconi. René brought him to Paris to record his first 45 RPM EP in 1964. A year later, Pierre Perret introduced him to Vogue, where he recorded his second album with Claude Nougaro’s orchestra. Sylvie Vartan then introduced him to RCA, where he recorded four singles, including the astonishing  “Chien Fidèle,” a track backed by a hair-rising fuzz guitar. Alongside his solo career, he also composed for other artists like Alain Delon (the song was recorded but remains unreleased), Magali Noël, Bourvil, and Georges Guétary. In the Paris of the sixties, he mingled with Mireille Darc, Elsa Martinelli, Marie Laforêt, France Gall, Françoise Hardy, Petula Clark, Régine, Dani, Serge Gainsbourg, Joe Dassin, Franck Fernandel, Charles Level, and Roland Vincent. Despite his efforts and winning a Grand Prix Sacem for his final record, Robert Pico didn’t achieve the expected success in show business and decided to leave Paris and return to the Southwest, where he devoted himself to writing. He is the author of 23 books (including Delon et Compagnie, Jean-Marc Savary Editions 2025, a memoir about his youth and his many encounters). Today, he is relieved to never have become a celebrity and devotes himself to his work with passion.

In 1969, the Franco-Italian movie Erotissimo was released, directed by Gérard Pirès  (who later directed Taxi in 1998, written and produced by Luc Besson). This pop comedy features Annie Girardot, Jean Yanne, Francis Blanche, Serge Gainsbourg, Nicole Croisille, Jacques Martin, and Patrick Topaloff. The soundtrack was written by Michel Polnareff and William Sheller, with lyrics by Jean-Lou Dabadie. “La Femme Faux-cils,” performed by Annie Girardot. It recounts the feelings of a rich CEO’s wife who seeks to develop her sex appeal under the influence of advertisement and magazines. Groovy, sparkling and light, this track, with ITS  lush arrangements humorously critiques consumer society and feminine beauty standards.

“Je suis l’Etat” (1967) is the flagship track of the first EP by singer-songwriter Spauv Georges, aka Georges Larriaga, better known as Jim Larriaga (1941-2022). Born into a family of bakers, the young man was initially planning to become a hairdresser when he discovered English-speaking music through Elvis Presley and the Beatles. After this revelation, he decided he would become a songwriter and gave himself five years to succeed. He recorded his first two EP’s independently for RCA under the pseudonym Spauv Georges; meaning “that poor George”, a nickname given to him by the mother of her friend Jean-Pierre Prévotat (future drummer of the Players, Triangle, or Johnny Hallyday). Portraying a depressed and eccentric young man, Spauv Georges created corrosive and amusing songs that didn’t reach a wide audience, despite a TV appearance with Jean-Christophe Averty.
Supported by his loyal friend and fellow songwriter Jean-Max Rivière, Georges Larriaga met the future singer Carlos in the early ’70s, then Sylvie Vartan’s assistant. He wrote songs for Carlos, including the popular “La vie est belle,” “Y’a des indiens partout,” and “La cantine”, which went onto become a huge hit in 1972. He also composed for Claude François (“Anne-Marie”, 1971), Charlotte Julian (“Fleur de province”, 1972), helped launch child singer Roméo (who sold 4 million records), and later wrote the hit “Pas besoin d’éducation sexuelle” (1975) for the young Julie Bataille. In 1971, Jim recorded an album for Disc’Az: “L’univers étrange et fou de Jim Larriaga”, which featured pop gems like “La maison de mon père”.

The story of the song “Zoé” began when Pierre Dorsay, artistic director at Vogue Records, asked Swiss singer and musician Pierre Alain to write a song for a new female singer. The inspiration came when he realized that Zoé (the artist’s name) was also the name of France’s first atomic battery, created in 1948, which consisted of uranium oxide immersed in heavy water! The lyrics reflect a bubbling energy that must be handled with caution, while the instrumentation echoes this atomic theme, notably with the use of a theremin.
Zoé’s career lasted only as long as a single 45 RPM, but it seems Christine Fontane was the vocalist behind this pseudonym, who is known for several EPs, a good “popcorn” album in 1964, and a handful of children’s singles in the ’70s. Regardless, the photograph on the cover is of a different girl entirely.
Later, Pierre Alain continued his career, writing songs for himself, Marie Laforêt, Danièle Licari, Alice Dona, Arlette Zola (3rd place in Eurovision 1982), and achieving multiple gold and platinum records in Canada. Also an inventor with several patents, president of the Romande Academy, and head of the French Alliance in Geneva, he now composes atonal music, books, and poetry. Moreover, he is also the host of “Les Mardis de Pierre Alain” at “Le P’tit Music’Hohl” in Geneva.

Filled with oriental choruses and fuzz guitar, “Fou” is from Jacques Da Sylva‘s only EP released by Vogue in 1967. Despite the quality of this recording, all traces of this singer disappear after this first effort.

Valentin is a baroque pop singer born in Belgium. He is the songwriter and composer of most of the tracks on his three singles released in the late 60s in Canada. A legend says that he reincarnated himself as Jacky Valentin during the 1970s for a rock’n’roll revival career in Belgium, but his older brother sadly debunked this story. Valentin’s first two singles were arranged by Claude Rogen, a Parisian session pianist who had come to Canada to promote the song “Mister A Gogo”, a cover of David Bowie’s “Laughing Gnome”, adapted by singer Delphine, his wife at the time. Far from his usual network, Claude Rogen arranged music for Polydor, including the arrangements for “Je suis un vagabond” in 1969, a jerk tune with string arrangements and a furious optimism.

Jacques Malia wrote, composed, and recorded his only 45 EP for Festival in 1966. “Histoire de gitan” is an incredible beat track with bohemian scat that tells the story of a gypsy musician who came to Paris to make it in the Music-Hall, to no avail. The hero of the song and its author probably shared a similar fate, as Jacques Malia faded into anonymity after this remarkable attempt.

Bernard Jamet recorded two EPs for Barclay in the late sixties and co-wrote several songs with Christine Pilzer, Pascal Danel, and prolific songwriters Michel Delancray and Mya Simile. The track “Raison Légale” (1968), his masterpiece, immerses the listener in a courtroom right when a murderer is being judged, with jerk rhythm and free arrangements. A unique, paranoid, judicial, and psychedelic oddity.

Jean-Pierre Lebrot-Millers started his career in show business in 1967 as a singer and songwriter for the Philips label. After three singles, he wrote several songs of a new kind with his friend Pierre Halioche, in the midst of the sexual liberation movement and the democratization of drugs. With provocative lyrics, “Les filles du hasard” and “Barbara au Chapeau Rose” were released on a Philips singles in 1968. The character of Barbara was inspired by a queen of Parisian nightlife during the psychedelic years: model Charlotte Martin, who dated Eric Clapton from 1965 to 1968, then Jimmy Page from 1970 to 1983. Jean-Claude Petit’s arrangements, with a table-filled intro, soul brass, and Hendrixian guitar, emphasize the flamboyance of a hedonistic and sexy character, whose dog is named Junkie because “Junkie est un nom exquis”! The track was recorded live in three takes with a full orchestra.

Upon its release, the record was censored by Europe 1 and RTL due to its references to drug use. Jean-Pierre Lebrot was then banned from the airwaves and later dismissed by his record label. He changed his artist name to Jean-Pierre Millers, while his companion Pierre Halioche became D. Dolby for a new dreamy composition, “Chilla”, which Jean-Pierre produced himself with arrangements by Jean Musy. Once again, the song was immediately censored everywhere. After this setback, he decided to stop singing and started taking on odd jobs to support his Swedish wife and their son until the day  he met Jean-Pierre Martin, then production manager at Decca, who had worked with Manu Dibango. Martin offered Jean-Pierre Lebrot-Millers, then employed at Rank Xerox, the position of artistic director at Decca. He accepted and became, a year later, promotion director (radio, press, TV). He worked on Julio Iglesias’s first album for Decca, which became a massive hit and allowed him to meet Claude Carrère. The latter asked him to write new songs and find their performers, much like a “talent scout.” It’s through him that Jean-Pierre discovered Julie Pietri and Corinne Hermès. He composed “Ma Pompadour” for Ringo, Sheila’s husband, and took the microphone again for the syncope hit “Rendez-Vous” in 1982.

That same year, Jean-Pierre Lebrot-Millers tried to release a track for which he had heavily gone into debt: “Si la vie est un cadeau”. Having recorded it in London, he presented it to numerous professionals, all of whom refused to get involved. The same thing happened with Antenne 2 and the Sacem when he proposed the song as France’s entry for Eurovision. He then met Haïm Saban, who was producing cartoon soundtracks and had just launched the Goldorak theme song. Saban, having listened to the song, declared it had the potential to become a hit. He sent Jean-Pierre and Corinne Hermès to meet the CEO of the Luxembourg radio and television network. The latter received them, asked to hear a verse and chorus a cappella in his office, and immediately hired them to represent Luxembourg at Eurovision 1983. They reworked the arrangements and recorded a new version with Haïm Saban as co-producer. The song ended up winning Eurovision 1983, a great comeback for our hero. He continued producing and hung out with the band Nacash in Belgium when a couple came to introduce their daughter for an impromptu audition in a hotel room. The girl sang “Les démons de minuit” while dancing to a radio cassette. Impressed, he had her take singing lessons for a year and composed a song for her (for which he had the melody and title, but no lyrics). This required him to go on the hunt for a lyricist, who ended up being Guy Carlier. They recorded the song, which was initially a ballad, at Bernard Estardy’s CBE studio, and gave the singer a new name: Melody. They showed the song around their industry network without success. Later, Estardy called Jean-Pierre to suggest changing the rhythm and making it pop-rock. Orlando, Dalida’s brother, liked the result and decided to co-produce the track. “Y’a pas que les grands qui rêvent » became a classic hit. The song has since been covered by Juliette Armanet (as a ballad, like the original) and Valentina.

Born into an aristocratic Breton family, Hervé Mettais-Cartier worked as a DJ at Queen Kiss, a nightclub in Poitiers, where he formed the band Les Concentrés with Michel (an actor) and Christian (a radio technician). Together, they created a repertoire of whimsical songs (“Ma bique est morte”, “J’suis un salaud”, “Fils de dégénéré”…) that they performed on stage dressed in white (in homage to “concentrated milk”). They performed at Bliboquet and Olympia in 1968 for the 10th edition of the “Relais de la chanson Française” organized by L’Humanité-Dimanche and Nous les Garçons et les Filles, sponsored by Pepsi Cola. Winners in the author-composer category, alongside Danish singer Dorte, their visibility allowed them to record a 45, and appear on television in Jean-Christophe Averty’s show. The A-side of the disc features Bruno le ravageur, a casatchok dedicated to Bruno Caquatrix, the director of Olympia, nicknamed in the song “Coq Atroce” or “croque-actrices”. The B-side is dedicated to “Fils de dégénéré”, a quirky tribute to Hervé’s aristocratic roots, mixing absurdity with sophisticated vocal harmonies.

After Les Concentrés, Hervé Mettais-Cartier formed the duo La Paire et sa Bêtise with his friend Olivier Robert. They performed in Parisian cabarets and toured with Pierre Vassiliu. In the late 1970s, Hervé began a solo career. He recorded two albums for the Motors label in 1978 and 1979, which did not achieve their anticipated success due to lack of promotion. In 1980, he met Bernadette, with whom he started a family and created a “Chansons à voir” (songs to see) show that he performed until his death at the end of 2024.

Publicité comes from the final EP by the Missiles (Ducretet Thomson, 1966), a disc that also includes “La (nouvelle) guerre de cent ans”, featured on Volume 4 of our Wizzz! series. Please refer to the booklet for the story of the band.

“He’s 1.82 meters tall, 28 years old, weighs 135 kg, is black and Belgian”: this is the description of singer Hegesippe on the back of his sole single (Decca, 1967). He appears on the album cover wearing a Greek toga, like a hippie gag – we are at the end of the year 1967. In “Le crédo d’Hegesippe”, this former bodyguard of Antoine and the Charlots plays the delightful card of the thick brute converted to Flower-Power and non-violence, with arrangements by Jean-Daniel Mercier, aka Paul Mille.

“Ethéro-disco” was released on a promotional record for clients of the Maréchal company (Liège, Belgium) for the New Year 1979. Over a funky rhythm, celebrity impersonations (Brigitte Bardot, Jacques Dutronc, Fernandel…) deliver an enigmatic text about pharmaceutical products like ether, bismuth, and aspartate. The track was composed by Dan Sarravah (responsible for Joanna’s “Hold-up inusité” featured on Wizzz! Volume 3) and Tony Talado, who was also a singer (one 45 in 1967), songwriter (with over a dozen credits between 1964 and 1985 in various styles from surf music to disco), author (Devenez Végétarien, Dricot Editions, 1985), ad designer, and psychologist.

Décollez-les is on the A-side of Mamlouk‘s only single, a pseudonym for Marsel Hurten, who is known for his work on several EPs in the late sixties, as well as composing music for Hervé Vilard’s “Capri, c’est fini”, Claude Channes’ “La Haine”, Annie Philippe’s “On m’a toujours dit”, and Nancy Holloway’s “Panne de Cœur”.
This strange song, with Afrobeat horns and absurd dialogues between a chef and his kitchen staff, is the result of a collaboration between Marsel Hurten and one of his neighbors, a photographer from Pavillon-sous-Bois (93), where the musician settled after returning from the Algerian War. A music video was shot to promote the record.

Marsel Hurten was born in Tourcoing (59) into a musical family. At a young age, he joined the brass band founded by his grandfather, playing the piston before studying trumpet at the conservatory, as well as teaching himself how to play the guitar. As an orchestra musician, he toured in France, Belgium, Germany, and England. He released a series of solo 45’s between 1965 and 1968 for the DMF and Az labels before stopping recording to focus on working for other artists (Gilles Olivier, Noëlle Cordier…).

“L’amour nu” (Vogue, 1971) is the work of the short-lived Belgian band Mozaïque. The track, written by singer Jacques Albin, closely resembles another of his compositions, “Carré Blanc”, which he recorded in 1969 for Disc’AZ.

Represented by the Lumi Son micro-label based in Marignane (Côte d’Azur), Jean-Marc Garrigues released two 45 RPMs in the late sixties, defending the French jerk sound. The song “Je dis Non” is a short, joyful ode to youth, pop music, and rebellion.

Songwriter and performer Jacques Penuel released three singles. The first one, “Astronef 328” (Fontana, 1969), features a dizzying series of chords punctuated by sound effects, a sci-fi story, and arrangements by Jean-Claude Vannier.

We would like to sincerely thank Pierre Alain, Moon Blaha, Marsel Hurten, Bastien Larriaga, Jean-Pierre Lebrot-Millers, Bernadette Mettais-Cartier, Robert Pico, Olivier Robert, Claude Rogen, Micky Segura.