YUSSUF JERUSALEM

Plaise à Dieu d’embellir ***** et ses fidèles en donnant longue vie à Yussuf Jerusalem, en les aidant par le tintement de son tambourin et ses lamentations, en les abritant dans l’ampleur de son ombre!

Et comme il a, pour eux, lavé de toute impureté les sources de ses mérites, puisse-t-il de même soumettre la terre à son très haut pouvoir de commander ou de défendre, et les têtes de ses ennemis à la sentence de sa guitare.

Think le Big Star d’Alex Chilton, le pink floyd de Syd barret, et Lee Hazlewood avec une Nancy qui viendrait de faire ses valises.

Album désenchanté pour cœurs brisés, A heart Full of sorrow est l’œuvre de Benjamin Daures, 24 ans, héritier malgré lui d’une tradition de solitaires, qui de Ian Curtis à Morrissey en passant par Kurt Cobain, ont tout joué sur un disque. Leur vie fut sauvée (un temps) par le Rock’n Roll. Bricolé dans sa chambre de banlieusard (St Ouen – 93) en fumant des joints, A heart Full of sorrow est un premier album qui rêve d’ailleurs (la Death Valley ou les plaines arides du Texas à vous de choisir) comme pour mieux échapper à l’ennui d’ici, à la morosité des portes de Paris. Des ballades larvées et un peu tristes, jetées sur un 8 pistes comme autant de lettres d’adieu à une adolescence qui s’éternise dans la grisaille.
Benjamin joue ici de tous les instruments: une boîte à rythme squelettique en guise de batterie, une guitare timide, un chant pas toujours assuré… En l’écoutant attentivement, on comprend que sa fragilité est sa force, que son style se forge dans des maladresses qui ne sonnent jamais comme des maniérismes. On parle ici de sincérité, de mise à nu, d’une volonté évidente de ne pas se cacher derrière l’énergie primaire du Garage Rock, de remettre les compos au centre des morceaux tout en jouant à vif. On peut penser ici au regretté Jay Reatard.
On sait par ailleurs que Benjamin Daures est également le leader des CRETEENS, groupe punk qui a su se faire un nom avec des wagons de 45t sur des labels américains, qu’il répare les Velibs pour gagner sa croute, et qu’après trois mois de tournée aux Etat-Unis pour défendre A heart Full of sorrow, (sorti las-bas sur le label Américain Florida’s Dying) l’an passé, Yussuf Jerusalem a failli exploser à l’atterrissage.
Mais pour en apprendre un peu plus sur Benjamin Daures, inutile d’aller si loin, il vous suffit d’écouter A heart Full of sorrow, et de devenir instantanément l’un des fidèles de Yussuf Jerusalem.

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